#STRONGTOGETHER

#StrongTogether est le dispositif mis en place par la Région et ses partenaires depuis le 15 mars 2020
pour gérer la crise sanitaire et la relance économique de la filière Tourisme en Grand Est.

Plus d'infos
Publié le

Le voyage responsable

Pierre LABADIE – ART Grand Est

17-03-p-labadie

Voyager responsable ?
Voyager responsable correspond donc à la volonté d’avoir une pratique responsable d’un point de vue social, environnemental et économique pour chacune des composantes de la chaîne touristique : transport, hébergement, restauration, activités, etc.
Par exemple, sur la question de l’émission des gaz à effet de serre, le secteur touristique représente 8% des émissions (1), mais cet indicateur n’est pas le seul à prendre en compte pour aborder la question de l’impact environnemental et encore moins celui du tourisme durable ou du voyage responsable.

schema

Et si on purgeait le syndrome de la goutte d’eau dans l’océan ?
A l’image de la légende du colibri et du mouvement éponyme (2), cette goutte d’eau en rejoint d’autres pour former un ruisseau et, au bout du compte, un océan. Chaque geste compte.
On peut librement penser que les convictions de tout un chacun ne se cantonnent pas à la vie privée ou à la vie professionnelle. Une personne convaincue tendra à agir dans toutes les situations sous réserve de son autonomie de choix. De plus, la notion intéressante du point de bascule (3) laisse penser que l’exception peut devenir la norme. En somme plus les individus seront sensibles et plus ils tendront à mettre en œuvre ces principes et plus ces principes deviendront la norme.
Le voyage devient alors une occasion de donner à voir un autre système au sein duquel s’illustre de manière pratique et pragmatique les solutions qui peuvent tendre vers des modèles plus durables. La notion de tourisme transformationnel (4) qui fait par ailleurs l’objet d’un autre article à l’occasion du Mois des Tendances trouve alors un écho positif dans l’évolution des pratiques individuelles. Et si l’expérience vécue lors du voyage trouvait une suite logique dans ma vie de tous les jours ?

Et concrètement ?

Le transport 
A l’heure du « Flygskäm », de la compensation carbone, ou de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ce sujet est sensible. S’il n’est pas question ici de s’interdire de voyager au bout du monde, les exemples suivants permettent de démontrer une capacité d’adaptation et d’envisager différemment certains voyages.
C’est par exemple le cas avec un appel à projet en Bretagne « zéro voiture » (5), existant dans de nombreuses autres destinations, ou encore une agence de voyage qui a choisi de s’appuyer sur la diaspora de Pays lointains (6) pour faire découvrir une culture. Dans une logique « si proche, si loin », il est aussi remarquable d’évoquer les pratiques de micro-aventure (7) ou encore de staycation. (8) Même si, pour cette dernière, l’objectif initial n’est pas de développer une approche d’être touriste chez soi, l’hébergement hors de sa résidence peut faire partie d’un déclencheur du sentiment de voyage.
Et je passe rapidement sur les nombreuses start-ups ou produits qui traitent de l’accessibilité de sites fragiles ou éloignés par le recours à un univers virtuel offrent aujourd’hui des possibilités en ce sens.

Les hébergements
Naturellement, le réflexe premier serait de s’appuyer sur les marques et labels qui certifient le caractère durable (et parfois uniquement environnemental). On ne reviendra pas sur la profusion dans ce secteur, Florie THIELIN a remarquablement effectué cet exercice (9). Néanmoins, citons deux initiatives comme des signaux que sont cet hôtel sans plastique (10) ou cet établissement qui mise sur l’accessibilité au handicap (11).

Les restaurants
Moment sacré lorsque l’on évoque la France, cet univers fourmille de possibilités en cohérence avec une approche responsable du voyage. Le parallèle avec les principes du mouvement slow food (12) est ici incontournable. De nombreux restaurants, selon leurs motivations, se placent dans une approche environnementale en privilégiant la bio, les aliments de saison, un approvisionnement local ; développent une approche sociale d’inclusion de personnes en difficultés ou handicapés (13), de juste rémunération des producteurs, etc ; en visant naturellement une viabilité économique.

Si on ne devait retenir qu’une idée ?
Cette notion de voyage responsable ou de tourisme durable ne peut s’appréhender selon une approche manichéenne. L’évolution de l’offre que l’on propose ou que l’on consomme est un chemin qui nécessite d’être convaincu et qui permet de tendre progressivement vers une meilleure durabilité. A charge pour chacun de choisir d’actionner ceux des leviers évoqués selon ses propres convictions.

Sources 
Atout France – Tourisme et Développement Durable – février 2011
France Inter – pour un tourisme Responsable – la Terre au Carré
(1) The carbon footprint of global tourism – 07 mai 2018
(2) Mouvement Colibri
(3) Tribune d’Elisabeth LAVILLE – Le Monde 29 novembre 2019
(4) le tourisme transformationnel
(5) Appel à projet CRT Bretagne
 (6) Si loin… si proche – Agence Bastina
(7) Micro-aventures : vivre l’aventure au quotidien ! – Consoglobe – 26 juillet 2019
(8) Staycation, la start-up qui vous fait tomber amoureux de votre ville – Forbes – 22 février 2020
(9) (p. 110) – Florie THIELIN – Agir pour un Tourisme Durable
(10) A Paris, un premier hôtel bannit le plastique  – le Figaro, 06 février 2020
(11) La Brise de Mer
(12) Slow Food
(13) Un Petit  Truc en Plus – France 3 – 24 mai 2019

0 Commentaire

Poster un commentaire

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Contacter
name function